Compte-rendu du Week-end club des 21 et 22 mai 2011au Mont Beuvray

Compte-rendu réalisé par Elisabeth

Aujourd’hui votre reporter en herbe va vous raconter la fabuleuse histoire d’un week-end entre tractions.

Il était une fois, dans une contrée très lointaine, plusieurs tractions qui s’aimaient tellement qu’elles ont décidé de partir faire un petit voyage ensemble. Elles se sont données rendez-vous le 21 Mai je crois, le matin de bonne heure et de bonne humeur. Malheureusement toutes les tractions ont eu un problème en commun : toutes leurs horloges ne fonctionnaient plus. En conséquence, elles ont dû se guider grâce au soleil pour ne pas être en retard aux différentes visites prévues par leurs amies communes : la DS et la 2CV.

            Après un départ houleux (une XM a mis un petit peu de temps à arriver), les premières tractions ont pu prendre la route. Direction : la maison de la 2CV. Là-bas, les propriétaires des tractions ont pu savourer un délicieux petit déjeuner préparé à leur intention.

            Puis c’est l’heure du grand départ. Le soleil leur indiquant qu’il était temps qu’elles repartent pour arriver à l’heure (du soleil) sur le lieu de leur première visite : le château de la Rochepot. Voici un petit peu d’histoire de ce château pour ceux qui n’ont pas pu venir :

            Le château, dont les premières traces remontent au XIIIème siècle, n’a été baptisé qu’au XVème siècle la Rochepot. Le château en ruines, alors propriété du prince de Savoie, est racheté par Régnier Pot, chevalier de la Toison d’Or et du Berrichon, en 1403. Il reconstruit un château en contrebas. Malheureusement, en 1799, la révolution française va faire des ravages et le château est vendu comme bien national. Le donjon est détruit et le château est transformé en carrière de pierres. Par chance, il ne sera pas entièrement détruit grâce, on suppose, à son accès difficile sur un promontoire rocheux. Après sa vente, la déconstruction commence en 1808 et en 1893, M. Carnot, entreprend la sauvegarde des parties du XVème siècle. Il va rétablir le château selon des gravures médiévales mais il lui faudra plus de 25 ans de travaux pour le remettre en état. Et c’est seulement depuis 2003 que les visiteurs peuvent en profiter. Aujourd’hui facilement accessible, le château impressionne de par sa hauteur et sa taille. Les intérieurs sont assez intéressants mais je n’ai pas pu prendre de photos, cela est interdit, sûrement pour éviter les vols. Les meubles, même s’ils ne sont pas d’origine, appartiennent en grande partie au XVème siècle. Dans le salon, accolé à la salle d’armes, j’ai remarqué de drôle de sièges, à assise et dossier triangulaire. La guide m’a expliqué que cela s’appelait des « caquetoires » dans lesquels les hommes pouvaient s’asseoir dans les deux sens. C’est un peu dur à expliquer une vision sans photos donc je laisse le soin aux présents de vous les décrire.

            Après cette magnifique visite, les tractions ont repris la route pour trouver un endroit où pique-niquer. Le repas, copieux, s’est accompagné d’une petite sieste pour certains. Aux environs de midi au soleil, les tractions sont arrivées à Autun. Pendant leur séance de bronzage sur le parking, les propriétaires sont montés en direction de la cathédrale d’Autun où Christine, voyageant en 2CV, leur a fait une petite visite guidée de cette cathédrale. Magnifique cathédrale avec un énorme tympan (dans les églises romanes et gothiques, espace décoré, entre l'archivolte et le linteau d'un portail) avec pour thème le Jugement Dernier. Je laisse le soin à l’image de parler d’elle-même.

            Le soleil commençant à décliner, il fut décidé de se rendre au gîte, ou plutôt à l’écocentre où propriétaires, tractions, DS, 2CV et XM allaient passer la nuit. Après un route longue et sinueuse au milieu de nulle part (enfin si, dans le Morvan), tout le monde est finalement arrivé à bon port où l’installation a pu se faire : « Qui dort où ? », « Où est le frigo ? », « Ouah ! Il y a même un congèl’ ! ».

            L’heure du repas ayant sonné, tout le monde s’est retrouvé sur la terrasse pour un apéritif bien mérité et bien arrosé. Le menu : Gambas, gambas, g ambas et… Gambas ! Je ne sais exactement combien il y en avait mais ils en ont beaucoup mangé ! Et en dessert (à ne pas oublier, c’est le plus important) : tarte au citron, tarte à la myrtille et tarte à la poire façon amandine. Le tout (les desserts) apporté par Mrs. Pape et Cretin. Puis tout le monde au dodo ! Au environ du zénith de la lune il me semble.

            Après une bonne nuit de sommeil réparateur pour tractions et propriétaires, réveil de bonne heure pour les lèves-tôt et réveil plus tardif pour les plus jeunes… ! En début de matinée, départ pour Bibracte, la visite de la journée. Allez, encore un peu d’histoire :

            Ce site, situé sur le mont Beuvray dans le Morvan, regroupe un musée, un site archéologique ainsi qu’un centre de recherche. Le musée, construit en 1995 par l’architecte Pierre-Louis Paloci, évoque les strates archéologiques. Le motif carré revient en permanence et fait penser aux quadrillages mis en place par les archéologues lors de leurs fouilles. Il présente Bibracte et l’archéologie du lieu, site caractéristique de la « Civilisation des Oppida » qui s’est développée dans une grande partie de l’Europe à la fin de l’Age du Fer. Au Ier siècle avant JC, s’élevait une grande ville gauloise sur le mont Beuvray. L’oppidum de Bibracte (nom de la ville) était la capitale des Eduens, un des peuples les plus puissants de la Gaule. Vercingétorix y fut proclamé chef de la coalition gauloise et Jules César y termina la rédaction de la Guerre des Gaules. Cette ville était fortement peuplée sur seulement 135 hectares ; c’était également une importante plaque tournante commerciale. Aujourd’hui recouverte d’une forêt de 1000 hectares, Bibracte se situe au cœur du Parc naturel régional du Morvan. Le centre de recherche est, quant à lui, situé à quatre kilomètres du musée, à Glux-en-Glenne, et accueille les équipes de fouilles. Il abrite des salles de travail, une salle dédiée au tri et au lavage des objets trouvés,… Mais aussi de vastes espaces de stockage.

            La visite du musée terminée, a commencé l’ascension du mont pour rejoindre les fouilles ainsi que le lieu de pique-nique. Magnifiques fouilles mais quelque part, c’est difficile de se dire que ces pierres ont plus de 2000 ans ! Pique-nique sous les arbres puis petite visite digestive autour du sommet du mont avec une très belle vue sur la vallée alentour.

 

            Le soleil s’étant remis à décliner, il fut décidé d’un commun accord de prendre le chemin du retour afin de rentrer avant la nuit noire, les tractions devenant invisibles (de part leur couleur). Mais petit problème : on a perdu la XM !! Vite arrêt pour tous. Où a-t-elle bien pu passer ? Ah là voilà ! Les tractions peuvent repartir ! Malheureusement deuxième problème mais cette fois-ci d’itinéraire : les tractions et leurs accompagnateurs sont perdus au milieu de la campagne… ! Y aurait-il quelqu’un pour les aider ? EH oui, la DS prit les devants et les voilà sorties de la campagne.

            Après ce week-end riche en émotions, elles rentrèrent heureuses et eurent de mémorables souvenirs de ce fabuleux voyage.

Merci à Éric et à Christine pour leur organisation et la visite guidée de la cathédrale !

A bientôt pour de nouvelles aventures … en traction !

Votre reporter en herbe, Elisabeth