Compte-rendu du Week-end des
7 et 8 juin 2008 au Mont Sainte-Odile

Le chemin de fer forestier d’Abreschwiller
et le Mont Sainte-Odile

Compte-rendu réalisé par Pierre

 

C’est le samedi matin à 7h15 ou presque…., sur le parking de Carrefour que le gros de la troupe s’est retrouvé pour le départ de ce week-end annuel et rituel. Les dieux de la météo n’étaient pas avec nous, mais devant tant de bonne volonté, la pluie nous a rapidement abandonnés, avant le pique–nique du midi, c’était le principal. Les tractions de Guy-Nicole, Serge-Monique, la DS d’Alain-Thomas avec Florent en co-pilote, la C4 (voiture d’époque) de Pierre-Chantal ont rejoint la C2 (non moins d’époque) de Patrice-Chantal ainsi que l’ " Oh dit ! "(expression favorite d’André Citroën) de Jean –Claude à la sortie de Vesoul.

Le trajet du matin s’est passé sans problème particulier, avec quelques arrêts " techniques " ou chasse à la supérette pour Alain. Nous sommes donc arrivés à Abreschwiller pour midi, via Luxeuil, Epinal, Baccarat.

Nous avons pu déjeuner tranquillement à l’abri, sur le site du train dont le départ était à 15h. Serge en a profité pour nous montrer ses photos de vacances dans le grand Ouest américain, pour le plaisir de tous.

A 15h tout le monde embarque pour le parcours forestier, une demi-heure de trajet et de montée à travers bois, entre les étangs et la nature vosgienne verdoyante, au rythme de la locomotive à vapeur de 1906 ! dans les volutes de fumée et quelques escarbilles ; retour bien sympa à une époque pas aussi éloignée que cela.

Le chemin de fer forestier date de 1886, sous occupation allemande, mis en place grâce à l’ingénieur forestier Bierau. Destiné à débarder le bois et à traction hippomobile, il passe à vapeur en 1892 suite à une violente tempête et à l’ampleur des dégâts pour sauver le maximum de bois abattu. Ce sont donc 2 machines à vapeur Krauss 030T de 50cv qui sont mises en service, sur des voies à écartement de 0,70m. Le réseau a atteint 73km de voies en 1939 avant de s’éteindre dans les années 60. Il en reste une portion exploitée à des fins touristiques depuis 1966. Au bout de notre parcours aller et avec une halte d’une demi-heure nous avons pu voir une scierie, avec vidéo explicative, et admiré la roue à aubes qui la faisait fonctionner ; puis ce fut le retour vers la gare d’Abreschwiller où nous avons retrouvé nos véhicules et pu continuer notre périple à travers le massif des Vosges toujours aussi vert et agréable à visiter. Nous avons donc rejoint le Mont Sainte-Odile, but de notre fin de journée en passant par le col du Donon (où nous avons rencontré un brouillard de novembre) et le Struthof. A l’arrivée chacun a pris possession de sa chambre, réservée par nos gentils organisateurs, à l’intérieur du monastère qui fait également hôtellerie et dans lequel nous avons dégusté un repas qui n’avait rien de monacal, ainsi qu’un pinot gris… ! tant pis pour les absents.

Le lendemain matin après un petit déjeuner plus que copieux, agrémenté des spécialités alsaciennes dont la renommée n’est plus à faire, nous avons visité les lieux sous la conduite d’un guide et sous un soleil retrouvé. Vraiment un site à conseiller, chargé d’histoire, avec un point de vue sur la plaine d’Alsace, Obernai, à ne pas manquer.

Sainte-Odile (660-720) patronne des lieux était la fille du duc d’Alsace Etichon (ou Aldaric) sous le roi Dagobert II, chassée de la cour de son père à cause de sa cécité et élevée dans un couvent à Baume-les-Dames, elle fut guérie en recevant le baptême à l’âge de 12ans. Désirant revenir chez ses parents, son frère puîné Hugues va la chercher, contre la décision de son père, le duc Etichon, qui dans un accès de fureur le tue. Pris de repentir, il donne à sa fille le château de Hohenbourg qui sera transformé en monastère, car sa fille voulait consacrer sa vie à Dieu. Cet endroit est devenu un lieu de pèlerinage reconnu dans toute l’Europe, les reliques authentiques et certifiées ( ce qui est très rare) de Sainte-Odile y reposent toujours.

Sainte-Odile est la patronne de l’Alsace.

Nous avons, après un pique-nique à Bernardswiller,près d’Obernai, toujours sous le soleil, repris le chemin du retour par Sélestat, Colmar, Belfort… chacun rejoignant son port d’attache au gré du chemin.

Un grand merci à nos gentils organisateurs, qui nous ont permis de découvrir des endroits inconnus, plein d’intérêt et toujours dans la bonne humeur.

A l’année prochaine…. pour d’autres aventures.

Le secrétaire volontaire, désigné à l’unanimité.

Pierre